1er Think Tank Ivoirien - CIRAC

Contexte

Le secteur agricole constitue, depuis toujours, l’un des piliers de l’économie ivoirienne. 1er producteur mondial de fèves de cacao et de noix de cajou, la Côte d’Ivoire se positionne comme un acteur incontournable de ce secteur. L’agriculture c’est plus de 25 % du PIB, 40 % du cacao ivoirien dans la production mondiale et plus de 50 % de la population active dans le secteur agricole.

Néanmoins, force est de constater que notre agriculture reste sous développée, pas compétitive et a du mal à créer des emplois durables. Par ailleurs, d’énormes contributions sont faites par des partenaires au développement, par l’État et par des actions privées, sans toutefois permettre un passage à l’échelle des acteurs de la chaine de valeur. Fort de ce constat, il convient de redéfinir de nouvelles approches pour l’amélioration de la productivité, de la compétitivité et de la diversification dans le secteur de l’agriculture et d’innover dans l’approche institutionnelle pour renforcer la Gouvernance au sein des structures agricoles. Faire de l’agriculture ivoirienne une agriculture moderne, compétitive, diversifiée générant un accroissement significatif et durable des revenus aux producteurs, et garantissant la sécurité alimentaire et nutritionnelle aux populations est possible et passe par l’amélioration et l’efficacité des interventions de l’Etat et des parties prenantes au développement, en prenant en considération la nécessaire préservation de l’environnement et l’impact des changements climatiques. Toutes ces interventions auront pour ambition majeure de contribuer à améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, à accroître les revenus des populations vulnérables et à lutter contre la faim en Côte d’Ivoire et une modernisation du secteur.

C’est pour cette raison que nous souhaitons lancer un think tank, dédié à ce secteur et pouvant ouvrir des débats. Les think tanks sont par nature tournés vers l’avenir. Leur activité se situe donc du côté de la prospective et de la stratégie.

 

Nous insistons aussi sur le fait qu’au sens originel, un vrai think tank doit reposer sur un socle permanent de chercheurs. Nous entendons par là des chercheurs dont le travail au sein de l’organisation constitue l’activité principale, et qui peuvent ainsi concevoir et réaliser des projets substantiels avec la collaboration éventuelle de chercheurs associés, c’est-à-dire extérieurs. Pour beaucoup, la réputation internationale d’un think tank repose sur sa capacité à entretenir un tel socle permanent, qualitativement solide.

Vision du CIRAC

Organisation ouverte construite autour d’un socle permanent de chercheurs, de praticiens et de jeunes étudiants se donnant pour mission d’élaborer, sur des bases objectives, des idées relatives à la conduite de politiques et de stratégies privées ou publiques s’inscrivant dans une perspective d’intérêt général. Les missions sont d’élaborer objectivement des analyses et des prévisions sur le monde agricole et son développement, de développer des relations avec des innovations étrangères, d’informer et de conseiller les instances publiques ou privées, mais aussi de diffuser diverses formes d’analyse et/ou de propagande.

Mission du CIRAC

Le CIRAC s’intéresse à toutes les questions et les sujets sur l’agriculture en général et le cacao en particulier en lien avec des politiques et des stratégies privées (typiquement d’entreprise) ou publiques (typiquement d’Etats ou d’organisations internationales), mais il a vocation à toujours se situer dans une perspective d’intérêt général.

En cela, le CIRAC souhaite se différencier d’institutions comme les cabinets de consultants, les sociétés de communication ou les groupes de pression, dont le métier est de promouvoir et de défendre des intérêts particuliers.

Dans tous les cas, il faut parler de vision de l’intérêt général. Le postulat implicite est que l’intérêt général n’est pas univoquement déterminé.

Buts du CIRAC

Les buts du CIRAC :

  • Analyser objectivement les situations autour de notre développement agricole ;
  • Élaborer des modes de développement endogène pour nos cultures de rente ;
  • Organiser des débats sur les enjeux correspondants, associant acteurs, analystes et observateurs ;
  • Contribuer à l’éducation du public sur les questions agricoles.

A partir de là, aider des acteurs publics et privés notamment les entreprises à forger leurs propres stratégies nationales et internationales ; participer à tous les niveaux aux débats sur ces sujets en Côte d’Ivoire, en Afrique et dans le monde.